Archive pour août 2010

Roots Manuva, les échecs et des ravissantes ravisseuses asiatiques

Roots Manuva- It’s On

Réalisateur: Ben Newman

Note très personnelle du blogueur: Honnêtement les clips surréalistes aux scénarios étranges et loufoques, c’est vraiment mon truc. Mais ici, j’ai peine à comprendre où le réalisateur veut nous amener, si destination il y a…

Par contre la fin, avec le logo nous donne quelque chose à se mettre sous les yeux, on dirait presque une publicité de godasse. Le vidéoclip se termine sur un autre beat qui torche carrément le morceau de départ du clip.

Référence: Video Antville


LA CHRONIQUE RÉALISTE 09 (le clip d’Anik Jean)

I’m baaaaack !

Ce n’est pas la fin du beau temps qui m’amène à un retour hâtif au blog, mais plutôt le besoin de me vider le cœur contre un clip qui m’a fait réagir comme peu on réussit dans le passé…

Je ne parle malheureusement pas ici de l’excellent clip de Tricky, mais bien du clip « Je sais » d’Anik Jean réalisé par Patrick Huard.

Avant d’en dire plus, je voudrais souligner le fait, que je n’ai absolument rien contre Anik Jean qui a une très belle voix et nous offre ici une très belle chanson, ni contre Patrick Huard que je ne connais pas personnellement, mais que j’ai toujours apprécié autant comme personne publique ainsi que comme artiste. Aussi je ne suis pas trop le genre à critiquer quelque chose de mauvais juste pour me faire mieux paraître. Je suis d’avis qu’au Québec, le clip est un produit souvent très expérimental, ce qui fait que parfois on se plante et parfois on réalise un clip sublime.

Ceci dit, cet œuvre est une insulte à toute l’industrie du clip et des gens qui essaient d’en vivre.

Je n’attaquerai pas ce clip sur ses mérites artistiques, car il en a aucun. Ils ont reçu une subvention maxfact (un montant qui tourne autour de 15 000$) et ils ont acheté une caméra de 250$, puis ils se sont payés des vacances en amoureux à Barcelone et ont publié la vidéo de  leur vacance sur youtube. Il n’y a aucune démarche de réalisation et aucun plan ou concept qui mérite un voyage en Europe. Ce n’est pas très difficile de faire un clip potable avec une belle et talentueuse chanteuse, mais ça prend un minimum de réflexion. C’est désolant de savoir qu’il y a des réalisateurs qui se fendent en quatre pour trouver des concepts originaux, pendant que certains abusent avec paresse du système.

Si l’argent provenait de leur compte en banque ou si le clip avait une démarche artistique j’aurais fermé ma gueule.  Mais c’est une insulte totale. D’autres artistes auraient pu utiliser cet argent pour essayer de se faire un nom (tsé dans le temps, Anik Jean était une artiste  inconnue aussi) ou tenter de créer quelque chose, mais il à été gaspillé sur un voyage de couple subventionné.

Qu’en pensez vous ? Suis-je seul dans mon dégout ?

ren

Under Pressure, 15 ans déjà!

Ce week-end aura lieu la convention de graffiti encore adolescente Under Pressure, qui soufflera ses quinze chandelles cette année. J’ai été impliqué pendant une courte période avec l’organisation et surtout l’homme (Sterling Downey) derrière le Under Pressure. J’animais des shows rap aux Foufounes Électriques. Le bon vieux temps dirais-je. Dans ce temps-là, Sterling ramenait pratiquement n’importe quel artiste rap en échange d’un billet de dix dollars pour votre entrée. Les nombreux shows à l’époque servait la cause du UP.

Je me rappelle encore du show de Masta Ace (magistrale Masta Ace), les nombreuses performances de Skratch Bastid, la venue de Mr Dibbs avec qui j’avais eu beaucoup de plaisir à monter sur scène et sans oublier ma quasi bagarre avec Sage Francis (longue histoire et drôle aujourd’hui)…

Tout ça pour dire, que si il y a un événement qui vaut le détour c’est bien l’Under Pressure, que vous soyez fan de graffiti, de breakdance ou de bon vieux rap. J’ai décidé de faire ma petite part avec ce billet, puisque si la convention de graffiti existe depuis une quinzaine d’années autour des Foufs, ça n’a pas toujours été facile côté monétaire et municipale…

Les graffitis à Montréal

Parlant d’affaire municipale, Sterling était en entrevue lundi matin à l’émission d’Anne-Marie Withenshaw à la Première Chaine de Radio-Can. La discussion est intéressante et le débat nécessaire concernant les graffitis à Montréal.

J’ai donc choisi quatre vidéoclips qui représentent bien la culture du graffiti et l’événement Under Pressure. Bon visionnement.

Site Under Pressure

Krs-One- Step into a world (réalisé par Eric Haywood L. Rubin Whitmore)

Manu Militari- L’empreinte (réalisé par Cristina Martins)

Monk-E- Esprit de combat (réalisé par Thomas Liccioni)

Fonky Family- Art de rue (réalisé par ??)

Une petite trouvaille sur Vimeo (Merci à Yann pour cette découverte qui tombe à point)…

Le futur de la vie (cliquer sur des gens dans la rue)

The Toxic Avenger avec Orelsan- N’importe comment

Réalisateur: David Tomaszewski

DOP: Guillaume Le Grontec

Note très personnelle du blogueur: Il suffisait que quelqu’un y pense! Pourriez-vous supporter de vivre dans un monde pareil?

Makin-of


Interpol, des vidéoclips à la hauteur

Avec le Osheaga qui frappait fort il y a une semaine, je me demandais si Interpol allait récolter l’attention médiatique prévue. Finalement non, c’est plutôt mort. Il faut dire que le groupe devait faire la première partie de U2 en Amérique du Nord…

Si l’attention médiatique n’est pas extravagante, j’ai quand même réussi à vendre deux billets en moins d’une heure pour le spectacle de ce soir, 13$ au-dessus du prix original (45$ au lieu de 32$) pour un concert qui affiche complet depuis la semaine dernière. Une annonce sur Kijiji, cinq courriels en vingt minutes.

L’amour que les gens portent pour ce groupe est fort. Le départ du mystique Carlos Dengler, bassiste de la formation ne semble pas ralentir les ardeurs du groupe non plus. The show must go on Carlos.

Du côté de leur vidéothèque, le groupe a souvent cherché à faire différent tout en restant dans un ton très sombre pour chacun de ses clips. Mon préféré est probablement l’œuvre de Charlie White pour la pièce Evil (la marionnette, la scène d’accident à gros budget, les paroles qui ont aucun lien avec les images et finalement la danse de la marionnette). Le groupe a eu la chance de travailler avec Daniel Lévi (Plan B), Floria Sigismondi (The White Stripes, le film des Runaways) et le grand Patrick Daughters (Depeche Mode- Wrong).

Voici cinq vidéoclips qui sortent du lot pour Interpol.

Interpol- Evil (réalisé par Charlie White)

Interpol- The Heinrich Maneuver (réalisé par Merhige E. Elias)

Interpol- Slow Hands (réalisé par Daniel Lévi)

Interpol- No I in threesome (réalisé par Patrick Daughters)

Interpol- Obstacle 1  (réalisé par Floria Sigismondi)



Ce que j’ai appris en regardant…

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Jan Terry – Losing You Tonight

-C’est toujours mieux investir dans une limousine que dans son clip.
-C’est n’est pas nécessaire de faire du lipsync synchronisé avec sa propre chanson.
-Lorsqu’on est un bad en moto, on se stationne dans une zone no parking.
-Lorsqu’on a une date avec un bad en moto, il est important d’aller le rejoindre en limousine parce qu’il ne pourra pas venir nous chercher.
-La caméra peut ce tanner de filmer une chanteuse si les pierres et le gazon en arrière d’elle sont plus intéressants.

Donc, si je comprend bien, elle est partie en avion parce que son badass est pogné dans une zone de no parking?
et en bonus pour mon premier billet, une suggestion de Tom:

Danzel « Under Arrest » – Official Video (Short version)

-Lorsque les filles qui s’habillent en cuire serré marchent, elle aime accélérer et ralentir sans arrêt.
-Les policiers ont beaucoup de chorus dans leur voix lorqu’ils chantent.
-Messieurs, pour séduire une fille en bikini dans un motel abandonné dans le désert du Nevada, il suffit de porter un habit cravate… that’s it.
-Les policiers chantent des tounes génériques dance dans leur sommeil.
-Les policiers traînent avec eux un costume de policières sexy juste au cas ou il rencontrerais une fille sexy qui voudrait le voler.
-Si on a une craque de seins, on peut tout faire.

Je n’est pas osé regarder la version longue.

EAVB_OIUKHBNBRA

2 pour 1 sur le rap québécois

Les choses se passent. Les clips se tournent. Le premier clip que je vous présente est celui de Damien en collaboration avec Sa Majesté l’Intrus (anciennement d’Atach Tatuq). Le clip n’est pas parfait, mais je crois bien qu’il s’agit du premier vidéoclip rap sanglant au Québec. Les passes avec les têtes  qui rappent sont  mes préférés, mais j’arrive pas à comprendre pourquoi le colorant devient bleu et les filles en chaleur… Le clip est une réalisation de Damien.

C-Drik n’est pas mort du tout. Il rappe mieux que bien des jeunots qui riment depuis 2005. Le clip n’a absolument rien de spécial, mais le morceau vaut la peine d’être entendu. C-Drik, un rappeur qui s’exerçait avant les modem 56k! J’adore l’hommage au morceau de Lord of the Underground (Chief Rocka) et le caméo de Mononcle Rock (le chandail des Oilers d’Edmonton) qui est officiellement le premier rappeur québécois.

Damien avec Sa Majesté l’Intrus- Faut que ça jute (réalisé par Damien)

C-Drik avec Paranoize- La vieille école (réalisé par ?)